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Yale Stocks and Flows Project

«L’énergie investie dans la production d’aluminium de première fusion est intégrée dans une large mesure au métal et, par conséquent, au bâtiment. Les bâtiments d’aujourd’hui et leurs matériaux constituent donc des “gisements urbains” d’environ 400 millions de tonnes d’aluminium, qui pourront être exploités et recyclés par les générations futures avec à peine 5 % de l’investissement énergétique initial – et ce, non seulement une seule fois, mais indéfiniment.

L’aluminium est abondamment employé dans les bâtiments, mais il ne reste pas en place éternellement. Les bâtiments sont rénovés périodiquement, et parfois même démolis, ce qui rend leur contenu en aluminium disponible pour le recyclage.

L’aluminium est intégré aux parements extérieurs, aux comptoirs et aux appareils électriques et électroniques. Dans les pays développés, l’aluminium présent dans les bâtiments, tous types confondus, représente entre 120 et 200 kilos par habitant. À l’échelle mondiale, on estime que les bâtiments et leur contenu recèlent environ 400 millions de tonnes d’aluminium, qui pourra être extrait et réutilisé par les générations futures, indéfiniment, avec à peine 5 % de l’énergie initialement nécessaire pour la production de l’aluminium à partir du minerai naturel.

Le recyclage de l’aluminium est non seulement un gage de bonne gestion urbaine, mais représente un important atout énergétique pour aujourd’hui et pour demain. »

Professeur Thomas E. Graedel, Yale School of Forestry and Environmental Science