La quantification de la collecte et de la récupération de l’aluminium après son utilisation, selon le critère du «taux de recyclage en fin de vie», permet aux fabricants ainsi qu’aux décideurs politiques et autres d’évaluer le rendement réel et de promouvoir des améliorations dans la conception et la gestion des produits, notamment dans la perspective de la mise au rebut et du recyclage.
L’aluminium des bâtiments est recyclé sans rien perdre de ses propriétés inhérentes; par conséquent, la maximisation du taux de recyclage en fin de vie par une conception qui facilite la récupération est la meilleure façon de favoriser l’utilisation efficace des ressources.

Aluminerie de Khakas (Russie) © RUSAL
Comme l’indique le document Declaration by the Metals Industry on Recycling Principles (Déclaration par l’industrie des métaux relative aux principes de recyclage), l’approche qui consiste à imposer une certaine teneur en matières recyclées dans les produits neufs n’a pas une grande pertinence au point de vue environnemental pour les métaux, et tout particulièrement pour l’aluminium, qui est recyclé systématiquement.
L’imposition d’une teneur en matières recyclées a son utilité pour les matières dont le recyclage n’apporte que des économies d’argent et d’énergie modestes comparativement à la production primaire. Sans une approche contraignante, ces matières seraient incinérées ou mises en décharge. Il est pertinent sur le plan environnemental, dans ce cas, d’exiger un certain pourcentage de matière recyclée dans les produits neufs, car on développe ainsi un marché des matières recyclées qui resterait autrement limité, non rentable ou peu développé.
En revanche, cette approche convient mal à l’aluminium, pour lequel les technologies et les marchés de recyclage sont bien développés et rentables, comme en témoigne la valeur élevée des rebuts d’aluminium.
Il n’existe aucun avantage environnemental à diriger l’aluminium recyclé vers des marchés ciblés dans la mesure où il est déjà recyclé plus efficacement vers d’autres marchés demandeurs. Au contraire, imposer une teneur en matières recyclées risque de créer des distorsions de marché et des inefficiences sur le plan environnemental. Si un client exige une teneur accrue en aluminium recyclé dans certains produits, cela pourra amener l’industrie à diriger les matières recyclées vers ces produits, au détriment de secteurs où l’aluminium recyclé a de meilleures retombées écologiques et économiques.
C’est pourquoi le taux de recyclage en fin de vie est un indicateur environnemental beaucoup plus pertinent pour l’aluminium.

